| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Paris (Paris) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
Titre traduit : Bull Compagny 1939-1941 - preparatory documents for a thesis
Cette fiche correspond à un Mémoire de Maîtrise en 2 volumes, résultant d'un travail universitaire par Paulette Richomme, réalisé sous la direction d'Alain Plessis, à Paris-X année universitaire 1990-1991. Il s'agit d'un ouvrage retraçant l'histoire de "la compagnie des machines BULL 1939-1941, une entreprise face à la seconde guerre mondiale" :
19167/04 - volume 1 (217 pages) - Mémoire de Maîtrise (Paris X) - par Paulette Richomme (Alain Plessis dir.) (1990-1991)
19167/05 - volume 2 (47 pages + 50 pages d'annexes) - Mémoire de Maîtrise - par Paulette Richomme (Alain Plessis dir.) (1990-1991)
Paulette Richomme (décédée 2016) était la fille d'un employé de la Compagnie des Machines Bull durant l'occupation allemande des années 1940
Ce Mémoire a été suivi d'une thèse en 2007 qui peut être consultée à la Fédération des Equipes Bull :
http://www.feb-patrimoine.com/nsdat/mediatheque/these-PR/UNIVERSITE-PARIS-%20X-tome-1.pdf (consulté en juin 2018)
http://www.feb-patrimoine.com/nsdat/mediatheque/these-PR/UNIVERSITE-PARIS-%20X-tome-2.pdf (consulté en juin 2018)
Utilisation
Cette maîtrise est un document académique, étape préparatoire à une thèse.
Ce document reconnaît une place importante à René Carmille, Contrôleur Général de l'Armée, Directeur Général du Service National des Statistiques (la loi du 11 octobre 1941 fusionne la Statistique Générale de la France et le Service de la Démographie en un seul Service National des Statistiques) et inventeur du code individuel à 13 chiffre, dit code INSEE, et auteur du livre "La mécanographie dans les administrations" (1936, 1941-1942). René Carmille est mort pour la France à Dachau en 1945.
Par ailleurs, ce travail montre les composantes de l'actionnariat de Bull, dont les dirigeants à profil technique et la famille Aussedat, des papetiers intéressés aux débouchés pour leur industrie qu'apportait la consommation en papiers et cartes utilisées en mécanographie.
L’auteur (cf. tome-1 page-3) mentionne que ce travail correspondait à « la mode de la Public History » qui poussait des entreprises dans les années 1980s à partir à la recherche de leurs racines. L’auteur connaissait particulièrement bien Bull, car elle et son père y avaient travaillé, et elle y avait « vécu la grande aventure de l’Informatique, de la carte perforée aux micro-ordinateurs », et elle en avait gardé « l’esprit Bull » (page 53)
L’auteur indique (tome-1 page 5) que sa motivation, outre son attachement à une entreprise « à l’ombre de laquelle elle avait grandi », cherchait à trouver des réponses à la question « comment une entreprise aussi peu importante, dans un domaine alors pionnier, qui semblait somme toute pas indispensable à la vie quotidienne des Français d’alors, avait réussi non seulement à survivre pendant ces sombres années, même si ce fut de façon la plus discrète qui soit, mais encore à évoluer au point d’être prête, une fois la paix revenue, à affronter les grands défis technologiques de cette seconde moitié du XXème siècle ».