| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Grenoble (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Papier |
Description
Titre traduit : Léon Brillouin let France scientists to know about American computers
Document extrait des Annales des Télécommunications, Tome 2, n° 11, Novembre 1947 de titre "Les grandes machines mathématiques", avec :
- une Introduction : par Joseph Pérès, membre de l'Institut (pages 329-330)
- une première partie : "Les machines américaines" par Léon Brillouin, Professeur au Collège de France (pages 331-346) avec de nombreuses photos en noir et blanc, et une remarquable analyse des avancées américaines, avec un regard averti sur les éléments d'appréciation à prendre en compte.
- L'introduction par Joseph Pérès donne un aperçu de l'époque des antécédents (aux ordinateurs), des enjeux et des acteurs des "machines de calcul",
- La présentation des "machines américaines est un magistral état des lieux des récentes avancées américaines, l'auteur Léon Brillouin apportant le regard d'un témoin direct et très averti.
Utilisation
Il est important de noter que le texte par Pérès et celui par Brillouin ont été utilisés par l'Historien Girolamo Ramunni, dans son article "Louis Couffignal (1902-1966) : un pionnier de l'informatique en France ?", article publié dans le "1er colloque sur l'Histoire de l'informatique en France", Grenoble 3, 4, 5 Mai 1988 (voir fiche AC_20535-24)
Il s'agit ici de comprendre pourquoi, dans son texte de 1947 (soit en amont de la réalisation avortée de Couffignal), Pérès écrit en mettant à égalité ses louanges envers Couffignal et Brillouin, alors qu'en 1988 Girolamo Ramunni est extrêmement critique vis-à-vis de Louis Couffignal.
En fait, Pérès, mathématicien et brillant physicien, n'a peut-être pas eu sur le moment les compétences en application machines pour critiquer ouvertement son homologue du point de vue technologique, mais nous trouvons une possible dissymétrie dans ce qu’écrit Joseph Pérès :
- seul Brillouin est crédité (AC_26757 page 330) pour « Les liaisons ont été renouées et de la façon la plus heureuse, l’été dernier, grâce à Mr Léon Brillouin. (…) Il nous apporta une documentation précieuse ». Brillouin est vu comme le bon émissaire parti à la recherche du Graal et qui le ramène.
- quant à Couffignal, il est crédité par Pérès d’avoir donné à la France une avance « théorique ». Venant de Pérès, qui est un scientifique de la « pratique » du calcul analogique - connue par son association avec Lucien Malavard (donc via la technologie qu'il s'agit de dépasser) -, le mot « théorie » n’est peut-être pas à prendre dans un sens favorable. Et par ailleurs, Pérès écrit (AC_26757 page 330) « La Direction du CNRS, consciente de l’importance du problème, envoya Mr Couffignal aux USA, avec mission de faire le point de l’état actuel de la question », ce qui serait une manière de décrire en termes courtois un Couffignal le pied sur le frein, refusant d'accepter de prendre ailleurs de nouvelles idées.