| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Telic Alcatel | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Télécommunication | |
| Organisme : CentraleSupélec | Ville : Cesson-Sévigné | |
| Modèle : R722680C | Matériaux : Plastique, Métal |
Description
Le minitel de 1ère génération de Télic Alcatel R722680C a été conçu en 1985. Il se compose d'un boîtier en plastique beige et marron avec un écran et un clavier rabattable. Le clavier est un AZERTY français accompagné d'un clavier numérique. Les boutons spéciaux se distinguent par leur forme et leur couleur, orange ou vert pour le bouton envoi. En haut à droite du clavier se trouve un bouton de forme cubique d'allumage ainsi qu'un curseur pour régler la luminosité. Le boîtier dispose d'une poignée pour le transporter et s'accompagne de deux câbles, électrique et téléphonique.
Le principe de fonctionnement du Minitel, abréviation de "Médium interactif par numérisation d'information téléphonique", s'apparente à celui du terminal. Les premiers prototypes ont été expérimentés en Ille-et-Vilaine avant de connaître un succès national et une demande florissante entre les années 1980 et 2010. Précurseur d'internet et du Web, le Minitel a constitué une passerelle majeure pour le progrès technologique en France, ayant largement contribué à la démocratisation de la communication électronique. C'est la société France Télécom, ancêtre d'Orange, qui, avec le soutien de l’État, est à l'origine de son développement. Au départ destiné à remplacer l'annuaire papier, il était fourni gratuitement aux abonnés du téléphone, qui constituait le point d'accès aux services du Minitel via le réseau TRANSPAC. Ses capacités restent limitées et permettent seulement la transmutation d'un message tapé en signal numérique, sans microprocesseur ni mémoire. Son interface graphique est rudimentaire mais dispense une utilisation simple et accessible à tous.
Utilisation
Lors de sa conception, le Minitel était prédisposé à la simple consultation de données. Une fois la connexion téléphonique établie, il suffisait de taper un code spécifique pour accéder au service souhaité (par exemple "3611" pour l'annuaire téléphonique). Mais au fur et à mesure que le Minitel se développait et continuait de séduire de plus en plus de foyers, d'autres services ont fait leur apparition, et particulièrement les messageries, dont la demande explosait. wA l'apogée de son succès au milieu des années 1990, le Minitel comptait 23000 services tandis que des millions de français en faisait un usage régulier.