| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Reichert | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Optique | |
| Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : Liliput 5 -10A | Matériaux : Métal, Fer, Charbon, Laiton, Verre |
Description
Cet appareil en métal est une lampe à arc, construite par le fabricant REICHERT à Vienne, en Autriche. Il se présente sous la forme d'un boitier en fer avec une petite fenêtre circulaire en verre (modèle Liliput). Quand on ouvre le capot, on trouve un système mécanique d'entraînement à horlogerie, remontable par clef, ainsi qu'une prise électrique à l'arrière. Sur la partie supérieure et sur l'avant, deux supports métalliques sont perpendiculaires l'un à l'autre. Ce sont les supports des électrodes en charbon, mobiles et fixés sur un rail qui leur sert de guide.
Lorsqu'on alimente l'appareil sous un courant élevé (5 à 10A), un arc électrique se forme entre les deux électrodes en charbon (voir fiche correspondante) et une lumière intense est émise vers l'extérieur.
Utilisation
Cette lampe à arc a été retrouvée dans les collections de la faculté des sciences de Rennes. Le numéro d'inventaire ( O1C4, E 521) indique qu'elle a été achetée en 1936, chez le fournisseur Jacquin (prix 861,25 francs). Ce type de lampe à arc servait à produire une lumière intense lors des expériences de cours effectuées par les professeurs de physiques et ... leurs assistants ! Avec des systèmes optiques adaptés, à base de lentille, on pouvait projeter sur un écran d'amphithéâtre des expériences d'optique, d'électrostatique... visibles de loin par les étudiants. Ce système de projection a été utilisé jusqu'à la fin des années 1960. Les électrodes en charbon s'usaient très vite et dégageaient une fumée importante. On était donc obliger de commander des cartons entiers de tiges en charbon.
Électrodes en charbon pour lampes à arc