| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Université de Rennes 1 | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Océanographie | |
| Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : HERFORT | Matériaux : Métal, Plastique, Bakélite, Verre |
Description
Cet instrument se présente sous la forme d'un coffret en plastique de couleur grise et comporte un gros potentiomètre, un milliampèremètre et différents boutons de réglage de fréquence (Ondes Courtes/OC, ... Petites Ondes/PO... Grandes Ondes/GO.), de volume et des filtres. C'est un récepteur radio-marine de la marque HERFORT. On le relie à une antenne marine et à un haut parleur pour rechercher l'émetteur par le choix de la fréquence et pour entendre la tonalité correspondante. On doit donc connaitre la fréquence de l'émetteur de la station que l'on recherche.
Il est donc associée à une antenne un haut-parleur et à un compas de relèvement.
Utilisation
La radiogoniométrie est une méthode de repérage en mer ou en l'air par détermination de la direction d'arrivée d'une onde électromagnétique. Utilisé par les plaisanciers jusque dans les années 70, elle nécessitait un récepteur radio, une antenne/ferrite et un compas de relèvement. Par exemple, en Manche, cinq radiophares émettaient successivement leur indicatif en morse puis une tonalité continue, les uns après les autres. Après avoir identifié le radiophare en cours d'émission, il fallait "éteindre" la tonalité continue en orientant la ferrite/antenne. On lisait alors le relèvement du radiophare sur le compas de relèvement à travers le prisme. Théoriquement avec trois relèvements de radiophare, on pouvait tracer - ou plutôt estimer sa position sur une carte : l'imprécision pouvait atteindre 10 ou 15° sur un relèvement ! Il n'était pas toujours aisé de trouver l'accord au milieu des crachotements provoqués par un orage ou lorsque le signal se propageait mal à la tombée de la nuit , à l'aube ou par temps de brume.
Les outils électroniques tels que le GPS ont rendu caduque cette technique. Mais certaines stations des CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) peuvent encore utiliser cette technique pour procéder à une triangulation précise du lieu de l'émission d'un navire non repérable par radar.
Cet instrument a été donné aux collections de la faculté des sciences de Rennes.