| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : PERKIN-ELMER | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Optique | |
| Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : KBr | Matériaux : Métal, Verre, Chlorure de sodium |
Description
Ce prisme en "verre" est fixé sur un support métallique triangulaire et conservé dans une cloche en verre, fixée sur un disque circulaire muni d'un joint. L'ensemble est maintenu fermé par une lame de métal attachée au support et serrant la partie haute de la cloche. Le marquage KBr, en bleu, est indiqué sur le support. L'examen de l'étiquette indique que c'est la société "Perkin-Elmer Corporation - Norwalk Connecticut USA" qui a commercialisé cet objet (voir logo PEC).
La recherche bibliographique nous indique qu'il s'agit d'un prisme en bromure de Potassium ( KBr), qui est hygroscopique. Il doit donc être conservé à l'abri de l'humidité d'où l'usage d'un déshydratant (peut être de l'oxyde de phosphore : P2O5) mis aussi sous cloche. Celui-ci est absent ici, comme l'indique la légère coloration bleue du support de prisme, synonyme de présence d'humidité.
Utilisation
Ce prisme de KBr, retrouvé dans les collections d'instruments scientifiques de la faculté des sciences de Rennes, a été donné par des chercheurs des laboratoires de physique (laboratoire de spectroscopie). Diffusé par la société Perkin-Elmer, celle-ci l'utilisait dans les années 1950 dans des spectromètres infra-rouge.
Un cristal de ce type absorbe la lumière visible au lieu de la réfracter, ce qui le rend inutilisable pour la spectroscopie telle que nous la concevons habituellement. Mais le KBr n’absorbe pas la lumière infrarouge, c’est-à-dire la lumière dont la longueur d’onde est légèrement supérieure à l’extrémité rouge du spectre visible. Cela signifie que ces prismes peuvent être utilisés pour réfracter l’énergie infrarouge et produire un spectre caractéristique, tout comme les prismes en verre le font pour la lumière visible.