| Période de fabrication : 1850-1874 | Fabricant : Duboscq-Pellin | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Optique | |
| Organisme : Université de Rennes | Ville : Rennes | |
| Modèle : KALÉIDOSCOPE | Matériaux : Verre, Cristal, Laiton |
Description
Le kaléidoscope de la faculté des sciences de Rennes, restauré par nos soins, a été construit par Jules Duboscq. Il est constitué d'un tube en laiton dans lequel sont placés deux miroirs en verre noir dont on peut ajuster la position angulaire et un disque en verre translucide à chaque extrémité. Des fragments de verre de différentes couleurs sont placés dans un des disques et une lunette d’observation contre l’autre. La lumière émise par une lampe pénètre par une extrémité du tube et l’observation à l'œil se fait de l’autre côté. Par jeux de réflexion sur les miroirs, les fragments de verre sont perçus comme une rosace. L’aspect de la figure change dès que le tube est secoué : les fragments de verre colorés se réarrangent les uns par rapport aux autres afin de créer une nouvelle image. Le nombre d’images perçues dépend de l’angle entre les miroirs : plus l’angle est faible, plus le nombre d’images est élevé.
Nous avons trouvé deux autres exemplaires de cet appareil au Musée de Physique de l’Université de Lausanne dont la collection a été inventoriée par J.F. Loude et à celui de l’Université Vanderbilt (USA) qui l’aurait acheté en 1875. C’est d’ailleurs une photo de ce dernier, trouvée sur le site internet « physics.kenyon », qui nous a permis de “reconstruire” celui de Rennes. Ce site, réalisé par Thomas B. Greenslade, est une véritable mine d’informations : il contient 1850 appareils référencés provenant de 70 collections américaines.
Le kaléidoscope, qui a traversé les siècles, est toujours commercialisé et rencontre un grand succès populaire auprès des enfants. Il en existe de toutes sortes et de toutes les couleurs.
Utilisation
Le nom de cet appareil provient des mots grecs kalos : beau ; eidos : image et skopein : regarder. Le kaléidoscope est donc "l’observateur de belles formes" dont une forme primitive a été décrite par Jean-Baptiste de Porta en 1565. Perfectionné en 1816 par le physicien écossais David Brewster (1781-1868), il permet d’observer une combinaison infinie d’images à partir d’un élément situé entre les deux miroirs du tube.
Nous avons trouvé deux autres exemplaires de cet appareil au Musée de Physique de l’Université de Lausanne dont la collection a été inventoriée par J.F. Loude et à celui de l’Université Vanderbilt (USA) qui l’aurait acheté en 1875. C’est d’ailleurs une photo de ce dernier, trouvée sur le site internet « physics.kenyon », qui nous a permis de “reconstruire” celui de Rennes. Ce site, réalisé par Thomas B. Greenslade, est une véritable mine d’informations : il contient 1850 appareils référencés provenant de 70 collections américaines.
Le kaléidoscope, qui a traversé les siècles, est toujours commercialisé et rencontre un grand succès populaire auprès des enfants. Il en existe de toutes sortes et de toutes les couleurs.