| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Compugraphic | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : ACONIT | Ville : Lyon (Rhône) | |
| Modèle : 7770 | Matériaux : Métal, Plastique, Verre, Composants électroniques |
Description
La photocomposeuse Compugraphic 7770 II se présente sous la forme d’un bureau de 156 cm de large par 89 cm de profondeur et 77 cm de hauteur. Il est surmonté à droite par un ensemble faisant 71 cm de large par 42 cm de profondeur et 41 cm de hauteur composé d’un écran à droite avec à sa gauche un lecteur de disquettes 8 pouces et un casier. Quelques interrupteurs de contrôle sont alignes sous cet ensemble. Un clavier AZERTY est présent devant cet ensemble avec à sa droite 2 pavés de touches et à sa gauche deux autres paves. Une flasheuse de plaques offset (plaques photosensibles en aluminium ou en zinc) fait toute la partie gauche de la machine.
Le remplacement de l'impression "au plomb" par l'impression offset va conduire au développement de systèmes de "photocomposition", d'abord à partir de traitement photographique d'images de caractères sur films. Puis dans les années soixante, la dématérialisation de la lettre d'imprimerie se poursuit et les générations de photocomposeuses se succèdent à toute allure. La société Hell commercialise dès 1967 la première machine de troisième génération, la Digiset, dans laquelle les caractères sont entièrement stockés et traités au moyen de techniques numériques (cf. site rocbor.net). Les données sont ensuite transférées à l’Edit Writer 7770 II qui sert à insoler les plaques offset (plaques d’aluminium ou de zinc enduite d’une résine photosensible) utilisées pour l’impression des journaux. Les plaques sont ensuite révélées comme les pellicules photographiques.
Utilisation
Cet exemplaire de la machine a été utilisé dans l'imprimerie du journal "Le Progrès" de Lyon pour la composition des pages des ses journaux quotidiens. Elle permettait d'en établir les différentes maquettes avant relecture, correction et validation du rédacteur en chef. Les articles étaient ensuite traités avec la machine de photocomposition EA/2005 de chez Siemens-Hell.