| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : (inconnu) | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Mécanique | |
| Organisme : Musée de Bourgoin-Jallieu | Ville : Bourgoin-Jallieu (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Bois, Laiton |
Description
Le dévidoir se présente sous la forme d'un moulin (ou moulinet) en laiton placé sur un pied en bois vernis. Il est composé de six pales actionnées par une manivelle située à l'arrière de l'objet.
L'appareil est équipé d'une sonnette fixée sur sa partie supérieure, qui est réglée pour retentir tous les 100 mètres. Le mécanisme incluant un compteur et un déclencheur est situé à l'arrière.
Le porte bobine à dévider est fixé au bout d'un bras latéral.
Ce dévidoir mesurant la longueur d'un fil est complémentaire d'une balance à titrer. En effet, le titre s’exprimant en denier (un denier étant le poids en demi décigramme de 450m de fil), le moulinet mesure une longueur déterminée de fil qui sera pesée par la balance.
L'utilisation du denier est réservé aux fils continus : soie, rayonne et autres fils synthétiques, exceptée la fibranne. Pour les fils discontinus tels que le lin, le coton, la fibranne, etc., le titre est exprimé par un numéro métrique (soit un numéro métrique pour 9000m de fil).
Utilisation
Ce dévidoir est destiné aux fils de soie ou synthétiques, en considération de l’usine Sportis et Etablissements Jean Laurent où il était utilisé.
Cette dernière travaillait avec des outils de précision, tel ce moulinet distribué par l'établissement Tetaz de Lyon. Il permettait, dans un premier temps, de réaliser des écheveaux d'un mètre de largeur en tournant la manivelle qui déclenche une sonnerie tous les cents mètres, puis de vérifier le titre du fil de ces écheveaux. Grâce à sa fiabilité, cette machine était toujours active, au sein de la société, dans les années 1980.