| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : International Business Machines Corp. | |
| Domaines : Informatique et Communication | Sous-domaines : Ordinateurs | |
| Organisme : CC-IN2P3 | Ville : Villeurbanne (Rhône) | |
| Modèle : XYD | Matériaux : Métal, Plastique, Cuivre, Composants électriques |
Description
La technologie de la machine à écrire à boule inventée par IBM, comme sur ce modèle Selectric, a été mise sur le marché dans les années 1960. Elle a produit des machines massives et stables pour des utilisations professionnelles intensives. Elle se caractérise principalement par l'usage d'une boule qui peut imprimer tous les caractères d'une langue. La principale innovation que proposait ce système est de pouvoir très facilement changer de boule, et donc la police d'écriture, par exemple de Courier à Script.
Cette invention fut une grande révolution par rapport aux machines à écrire à barres à caractères, où la police d'écriture était figée et définie à l'achat de la machine. Il n'y a plus de chariot qui se déplace de gauche à droite, l'impression se fait sous le capot de la machine, ce qui lui confère une impression un peu plus silencieuse qu'avec les machines traditionnelles. Cette disposition représente aussi une rupture dans le design des machines à écrire.
Les machines Selectric ont marqué l’histoire en apportant une précision et une ergonomie sans précédent dans le domaine de la dactylographie et ont ouvert la voie à l’informatisation des bureaux dans les décennies suivantes.
Utilisation
Cet exemplaire d'une machine à écrire Selectric d'IBM a été utilisé à l'INSA de Lyon, et mise en service en Novembre 1979.
Les machines à écrire IBM Selectric, lancées en 1961, sont des machines électromécaniques qui ont révolutionné la dactylographie grâce à leur mécanisme de boule pivotante. Contrairement aux machines à écrire traditionnelles, elles utilisent un codage binaire mécanique à six bits pour contrôler la rotation et l'inclinaison de la boule, permettant ainsi la sélection précise des caractères. Ces machines ont introduit une technologie de liaisons mécaniques, appelées whiffletree, pour traduire les commandes binaires en mouvements physiques.
La Selectric II, sortie plus tard, a amélioré cette technologie en intégrant un clavier codé sur sept bits, capable de produire 96 glyphes, ce qui permettait de dactylographier plusieurs langues, y compris le français et l’hébreu. Cette machine a connu un immense succès, notamment dans les bureaux, en raison de sa fiabilité et de son confort d'utilisation, supprimant les problèmes liés aux barres de frappe. IBM a également développé des versions Selectric pour les systèmes informatiques, appelées les Selectric Composer, qui permettaient de composer des documents avec une qualité proche de l'impression typographique.