| Période de fabrication : 1975-1999 | Fabricant : Cambridge Instruments Co. Ltd. | |
| Domaines : Chimie, Biologie | Sous-domaines : Chimie analytique, Génie analytique | |
| Organisme : Université de Bordeaux - UF STE | Ville : Talence cedex | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Fer, Composants électroniques |
Description
Le microscope électronique à balayage (MEB) comporte trois ensembles principaux : une colonne, un ensemble électronique et un système d'analyse et de traitement des données.
La colonne possède une source de rayonnement qui émet un faisceau d’électrons très fin, accélérés par un champ électrique, ce qui leur donne une certaine énergie. Elle est dotée aussi de détecteurs d'électrons reliés à un écran de visualisation. L'ensemble électronique gère les dispositifs d'observation (tubes cathodiques).
Le principe du balayage consiste à explorer la surface de l'échantillon par lignes successives et à transmettre le signal du détecteur à un écran cathodique qui permet de visualiser les images. Ces microscopes sont dits à balayage car l'image est obtenue point par point.
L'ensemble des signaux permet donc de reconstruire la typographie de l'échantillon et de fournir une image en relief.
La préparation des échantillons est contraignante. Ils doivent être déshydratés puis subir un traitement pour devenir conducteur (fixation des tissus, nettoyage). L'échantillon est ensuite placé sur le porte-objet. Grâce au microscope électronique à balayage, il est possible de voir la surface d'objets, de bactéries, de matériaux.
Le présent microscope électronique à balayage, de la marque Cambridge Instruments, type Stereoscan S200, peut être daté du début des années 1980. Il présente les deux tiers de la colonne d’accélération d’électrons, le réservoir d’azote et la chambre à vide où l’on place l’échantillon à mesurer. Il manque la pompe à vide.
Utilisation
Ce MEB est un don de Mme Marie-Pierre Etcheverry, fait au mois de mai 2025 à la collection optique de Jean-Christophe Pellegrin, sur le campus Bordes. L’appareil se situait sur la commune du Barp, au sud de Bordeaux. Il sert durant quarante ans en criminalistique (fraudes et avaries diverses), et, jusqu'en 2023, en Archéométrie (analyse des matériaux anciens du Patrimoine Culturel : caractérisation, altérations et aide à la restauration-conservation).