| Période de fabrication : - | Fabricant : fabricant non renseigné | |
| Domaines : Métrologie | Sous-domaines : | |
| Organisme : Manufacture Française des Pneumatiques Michelin | Ville : Clermont-Ferrand | |
| Modèle : | Matériaux : Métal, Papier |
Description
Le chronographe est composé d’un boitier en métal marron craquelé dont une extrémité comprend une clé, un côté est équipé d’une tablette et l’autre d’une tige de métal façonnée en créneau. Le dessous est équipé de pieds afin de maintenir l’objet bien vertical (condition sine qua non à son bon fonctionnement) et le dessus est composé d’une bande de papier poinçonnée partant d’un petit boitier métallique comportant deux pointes, passant sous une pièce métallique et s’enroulant autour d’un cylindre à l’extrémité avant de l’instrument. Une des pointes, le stylet, marque le papier.
Le chronographe est un appareil permettant de mesurer la durée d’une opération quelconque. L’utilisateur le met en fonctionnement en remontant la clé. Cela a pour effet de mettre en fonctionnement le mécanisme interne de l’appareil, ce qui fait défiler le papier que le stylet marque d’une ligne continue. Pour marquer des points clés de l’opération chronométrée, l’utilisateur presse le bouton-poussoir, ce qui déplace le stylet et marque l’enregistrement d’un crochet. Le chronographe devant être tenu verticalement pour fonctionner, l’utilisateur peut déplier la tige en métal pour appuyer l’appareil contre lui tout en conservant la verticalité. Le pupitre peut être déplié pour servir de support d’écriture.
Utilisation
Le chronographe a été utilisé dans la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin à une époque où le taylorisme était en vogue. Cette théorie du travail présentait une analyse précise des mouvements effectués par les employés occupant un poste donné pour ensuite identifier et éliminer les mouvements superflus. Cela avait pour effet d’améliorer le rendement du poste, mais comme désagrément d’automatiser les mouvements des employés, conduisant à des erreurs d’attention et des ennuis de santé. Un document rédigé dans l’entreprise Michelin et retrouvé dans les collections de Cataroux présente le chronographe tout en faisant l’apologie du taylorisme.