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Saccharimètre

 Fiche N°2652
Période de fabrication : 1950-1974
 Fabricant : A. Jobin et G. Yvon
Domaines : Chimie, Biologie
 Sous-domaines : Biologie végétale
Organisme : Université Catholique de l'Ouest
 Ville : Angers
Modèle :
 Matériaux : Aluminium, Acier, Composants électriques, Verre, Laiton

Description


Le saccharimètre
de précision Jobin/Yvon est fixé sur un banc optique, rigide, portant le
polarimètre proprement dit, constitué d'un nicol polariseur, associé à une lame
demi-onde, d'une auge cylindrique recevant les tubes polarimétriques contenant
la solution à étudier, d'un nicol analyseur. A la différence d'un polarimètre
de précision, l'analyseur est fixe et la compensation de l'angle
de rotation introduit par la solution contenue dans le tube polarimétrique
placé entre polariseur et analyseur, est assurée par le "compensateur de
Soleil", formé de deux coins de quartz gauche, d'angles égaux, dont l'un
est fixe, l'autre pouvant se déplacer perpendiculairement à son arête. Le
compensateur peut tourner grâce à un dispositif de rotation avec vis lente, solidaire d'un cercle gradué
muni d'un vernier qui permet de lire l'angle de rotation au 1/100 de degré, à
l'aide du viseur supérieur.
L'intérêt de ces appareils équipés de ce
compensateur vient de ce que la dispersion rotatoire des différents sucres est
très approximativement la même que celle du quartz, de sorte que la
compensation, réalisée pour la lumière jaune du sodium, l'est en même temps
pour les autres couleurs : on peut donc, pour les dosages des sucres, employer
les saccharimètres en les éclairant avec une source de lumière blanche
(l'intensité des sources de lumière blanche est généralement plus intense que
celle des sources monochromatiques).
Dans l'appareil décrit la source lumineuse
est une lampe à filament de tungstène, intégrée dans le dispositif, en avant du
nicol polariseur. Le faisceau lumineux traverse d'abord le nicol polariseur,
puis la lame demi-onde, qui occupe la moitié du champ. Dans le champ de
l'oculaire, l'observateur voit deux plages lumineuses avec égalité d'éclairement
lorsque le compensateur correspondant à la position "zéro" du cercle
gradué. Lorsqu'une solution "active", douée d'un pouvoir rotatoire
est introduite dans un tube
polarimétrique placé entre les deux nicols, le plan de la vibration lumineuse
subit une rotation. Il faut alors déplacer le compensateur pour retrouver
l'égalité d'éclairement des deux plages. Cet angle de rotation dépend du
pouvoir rotatoire spécifique de la substance en solution, de sa concentration
(en g.cm-3) et de la longueur du tube (en décimètres).
Cet appareil
est utilisé pour la mesure du pouvoir rotatoire de substances "actives",
en solution (loi de Biot). Il est appliqué à l'identification et au dosage des sucres ou l'étude des
vitesses de réaction.


Utilisation

Cet instrument était utilisé en recherche pour la mesure du pouvoir rotatoire de substances "actives", en solution (loi de Biot). Il permettait l'identification et le dosage des sucres ou des études de vitesses de réaction.
L'appareil fut acheté dans les années 1950 par le Laboratoire de Physiologie Végétale de l'Institut Catholique de Paris. En 1968, il arriva à l'Université Catholique de l'Ouest lorsque le laboratoire y fut transféré. Il servit au Chanoine M. Quillet pour analyser divers polysaccharides des champignons et des algues.





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