| Période de fabrication : - | Fabricant : Étblissements Émile Spengler | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Médecine | |
| Organisme : Manufacture Française des Pneumatiques Michelin | Ville : Clermont-Ferrand | |
| Modèle : | Matériaux : Coton, Cuir, Métal |
Description
Le sphygmotensiophone (également appelé sphygmotensiomètre) fabriqué par les établissements Émile Spengler est constitué d'une bande de coton tressé dans laquelle s'entremêlent deux baguettes en plastique et des attaches en métal. Deux bandes en cuir y sont cousues, tout comme un losange en cuir sur lequel repose un manomètre à aiguille. Celui-ci est relié à un réservoir en caoutchouc auquel on peut connecter une poire grâce à une petite valve en métal située sur le losange en cuir. La poire est équipée d'une soupape permettant de faire diminuer la pression à l'intérieur du brassard en cuir.
Utilisation
Cet objet a été utilisé dans l'infirmerie du site de Cataroux (Manufacture Française des Pneumatiques Michelin).
Le sphygmotensiophone nécessite d'être utilisé avec un stéthoscope pour être efficace. Le brassard en caoutchouc est enroulé autour de l'avant-bras du patient et serré avec les attaches en métal et le stéthoscope est appliqué sur le bras, juste après le sphygmotensiophone. Le médecin augmente progressivement la pression dans le brassard en pressant sur la poire. Une fois le maximum atteint, il utilise la soupape pour diminuer progressivement la pression tout en écoutant le passage du sang dans l'artère avec le stéthoscope. En relevant la valeur indiquée sur le manomètre, le médecin peut déterminer la pression systolique (dès que le passage du sang dans l'artère se fait entendre) et la pression diastolique (dès qu'il se fait sans bruit).