| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Richard Jules | |
| Domaines : Physique, Biologie | Sous-domaines : Thermique, Thermodynamique, Biologie végétale | |
| Organisme : Université de Rennes | Ville : Rennes | |
| Modèle : TV | Matériaux : Métal, Verre |
Description
Ce pyromètre/thermomètre enregistreur a été construit par les établissements Jules Richard au début du XXe siècle. Il se présente sous la forme d’un coffret métallique de couleur gris, avec un vitrage sur une face et une poignée métallique pour le déplacer. L’intérieur est constitué de trois parties :
- Un cylindre enregistreur. Ce cylindre est entrainé par un système d’horlogerie.
- Une grande aiguille métallique, en forme de bec de plume remplie d’encre reliée à un ensemble de capteurs thermiques.
- Deux tiges métalliques (longueur 17 cl, diamètre 1,5) reliées à l'appareil par deux fils métalliques par un connecteur situé sur le côté. Elles vont être introduites dans le milieu dont on veut connaître la température, par exemple un terrain supportant des plantes, dans une serre.
On peut ainsi enregistrer les variations de la température sur plusieurs jours ou semaine.
Utilisation
L’originalité de l’appareil , baptisé pyromètre, réside dans le fait qu’on peut lui connecter deux tiges métalliques, d’environ 1 à 2 m de longueur, contenant un liquide qui se dilate. On va enfoncer les tiges dans le sol, à la profondeur choisie ou dans un milieu dont on veut mesurer la température. Les graduations de l’appareil sont comprises entre + 10 et + 40 °C.Sur l’appareil, on trouve l’inscription « Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences », indiquant qu’il a pu servir dans une serre ou sur un terrain à l’extérieur vers 1915-1920. Rappelons que le professeur de botanique appliquée de l’époque était Lucien DANIEL (1856-1940).
L'appareil est conservé précieusement dans les collections de la faculté des sciences de Rennes.
Jules RICHARD (1848-1930) était un constructeur français d'instruments scientifiques, très connu en particulier pour ces enregistreurs météorologiques mais aussi pour un appareil photographique stéréoscopique en 1891 (le Vérascope) et une caméra en 1905 (le Glyphoscope).