| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : AECG | |
| Domaines : Médecine hospitalière | Sous-domaines : Recherche médicale | |
| Organisme : Bibliothèque Centrale du Service de Santé des Armées (BCSSA) | Ville : Paris | |
| Modèle : | Matériaux : Fer, Aluminium, Verre, Acier inoxydable, Caoutchouc, Charbon, Peinture |
Description
Cet appareil portatif, à la fois mécanique et électrique, est fixé sur un socle rectangulaire en aluminium doté à l'arrière d'une cuvette accueillant une petite bouteille en verre ainsi qu'une prise d'alimentation placée sur le côté. Une partie des éléments présents à l'arrière ont disparu aujourd'hui.
Sur la face avant apparait un grand cadran circulaire en verre, gradué de 0 à 9, avec une inscription : "1 tour = 10 litres", et doté de deux aiguilles. L'une des deux, de couleur rouge, peut être mise en mouvement via une molette au centre du cadran. Au dessus, un second cadran en verre, plus petit et rectangulaire, présente le logo de l'entreprise fabricante - A.E.C.G. - ainsi qu'un petit compteur à trois chiffres permettant d'indiquer la mesure en dm3.
Au sommet, outre la poignée permettant le transport de l'appareil, une pièce tubulaire épaisse en aluminium présente deux embouchures et un levier disposé en son centre. A proximité, une plaquette en bakélite est vissée sur l'appareil et indique le sens de l'utilisation de ce levier afin de bloquer ou laisser circuler l'arrivée du gaz selon le cas. Les tubes en caoutchouc assemblés aux embouchures de ce "tube" ont disparu aujourd'hui et devaient être connectés à d'autres appareils complémentaires.
A l'arrière, la présence d'une bouteille en verre, dont il ne reste plus qu'un petit morceau de l'embout supérieur en caoutchouc, devait réceptionner des résidus volatiles présentant une certaine dangerosité, d'où l'utilisation d'un filtre à charbon, resté en place mais dans un état non seulement très usagé, mais également détérioré. Des résidus qui se sont solidifiés se trouvent encore en dépôt au fond de la bouteille.
Le spiromètre servait à mesurer la capacité respiratoire des poumons, dans l'inspiration comme l'expiration. Il était en le plus souvent utilisé dans le cadre d'un système médical complexe présentant un ensemble d'appareils, comme par exemple, un respirateur et un poumon artificiel. L'ensemble de l'appareillage permettait d'administrer et de contrôler la ventilation d'oxygène et d'agents anesthésiques dans le cadre d'opérations médicales en milieu hospitalier et permettait d'assister des malades insuffisants respiratoires ou en situation de réanimation.
Utilisation
Au sein du laboratoire d'Eutonologie d'Henri Laborit, il est possible que cet appareil ait été utilisé d'une façon détournée de son utilité première (associé à un appareillage complexe en milieu hospitalier pour administrer et contrôler de l'oxygène et des agents anesthésiques lors d'une intervention médicale), afin de tester à but expérimental différents gaz et agents volatiles soit en milieu clôt soit sur des animaux.