| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : LADAF Laboratoire d'anatomie des Alpes françaises | |
| Domaines : Biologie | Sous-domaines : Anatomie | |
| Organisme : Anatomie | Ville : La Tronche (Isère) | |
| Modèle : | Matériaux : Résine |
Description
L'ensemble comprend les moulages de la vascularisation de 116 reins (d'adultes) obtenus par injection-corrosion. Le prélèvement de ces reins demande une très grande finesse de dissection. Tous les moulages présentés ont été réalisés à partir d'injection de latex coloré avec de la peinture acrylique.
Inventée au XVIIe siècle par les anatomistes hollandais, la technique d’injection-corrosion consiste en l’injection à chaud d’une matière (du plâtre, du mercure, de la cire, du latex…) dans le système circulatoire d’un organe (les artères et les veines), puis de la corrosion de ce-dernier dans un bain d’acide chlorhydrique. Cette technique permet de restituer le moulage des arbres vasculaires et des conduits d’un organe. Cette arborisation complète et détaillée permet par la suite de comparer chaque organe d'un même type afin d'en obtenir les variations statistiques anatomiques. L’un des premiers et des plus célèbres à recourir à la technique d'injection-corrosion fut Frederik Ruysch (1638-1731), professeur d’anatomie à Amsterdam.
Utilisation
Les anatomistes grenoblois ont produit un très grand nombre de moulages par cette technique, avec des résines plastiques colorées. Ils ont ainsi contribué au développement des connaissances sur la vascularisation, particulièrement importantes pour les progrès des techniques de transplantations d’organes comme le foie ou le rein. De plus, si l’étude d'un organe est répétée sur un grand nombre d’organe, il est possible de déterminer d’un point de vue statistique des variations anatomiques internes permettant une chirurgie segmentaire d’un organe pour une intervention moins invasive.