| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Wild Heerbrugg | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Optique | |
| Organisme : Museum d'Histoire naturelle de Bordeaux | Ville : Bordeaux | |
| Modèle : M10 | Matériaux : Fonte, Verre, Métal |
Description
En 1947, la société suisse optique Wild Heerbrugg se lance dans le secteur des microscopes, dont les deux premiers fabriqués sont le Wild M9 et le Wild M10.
Le M10 dispose d’un statif laqué noir. Il est équipé d’une tête binoculaire inclinée, offrant un confort l’observation accru et réduisant la fatigue lors d’utilisations prolongées. Les deux tubes oculaires accueillent généralement des oculaires 5x ou 10x. La tourelle porte-objectifs rotative permet l’utilisation d’objectifs achromatiques standards – typiquement 10x, 20x, 40x et 100x (ce dernier à immersion dans l’huile pour les observations à haute résolution). Cette configuration autorise une large plage de grossissements adaptée aux travaux de laboratoire, à l’enseignement et à certaines applications de terrain.
La platine mécanique, visible sur la photographie, est équipée de commandes coaxiales pour le déplacement précis de la lame selon les axes X et Y. Les molettes de mise au point macro- et micrométrique, disposées latéralement, assurent un réglage fin et progressif de la netteté. Sous la platine, le condenseur réglable et son diaphragme permettent d’optimiser l’éclairage et le contraste selon la préparation observée.
L’éclairage est assuré par un système de lumière transmise, via une ouverture aménagée dans le pied, compatible à l’origine avec un miroir ou une source lumineuse externe. Cette configuration reflète la polyvalence des microscopes de l’époque, capables de fonctionner aussi bien en laboratoire équipé qu’en environnement plus autonome.
Utilisation
Ce microscope Wild M10 est un don fait en 2015 au Muséum d’Histoire naturelle de Bordeaux par M. Dominique Carles, maître de conférences, praticien en anatomie pathologique.
Il est actuellement conservé au Centre de Conservation des collections du Muséum à Bordeaux. Le père de M. Carles possédait l’objet et l’utilisait dans son laboratoire d’anatomie pathologique.