| Période de fabrication : 1900-1924 | Fabricant : Aubry | |
| Domaines : Santé | Sous-domaines : Chirurgie, Médecine | |
| Organisme : Université de Nantes - Faculté de médecine et de pharmacie | Ville : Nantes | |
| Modèle : à vide invariable | Matériaux : Verre |
Description
L'aspirateur à crémaillère Aubry se présente sous la forme d'une seringue graduée de 10 à 150 centimètres cubes. Conservé dans un coffret, cet aspirateur est constitué d'un corps cylindrique en verre monté sur un socle. Un piston se trouve à l'intérieur de l'aiguille et est actionné par une crémaillère dont la manivelle est à l'extrémité de la seringue. Trois robinets sont disposés à l'autre extrémité. Cet instrument est utilisé avec des aiguilles ou trocarts qui ont ici disparus. Les robinets servent à faire le vide dans la seringue, à aspirer et à refouler les liquides.
L'opérateur fait d'abord le vide dans la seringue en fermant les robinets et en remontant le piston jusqu'en haut. L'aiguille - ou le trocart - se fixe au bout d'un tube en caoutchouc relié à l'un des robinets. L'aiguille est introduite dans les tissus du patient. Le liquide est alors automatiquement aspiré dans la seringue. Pour expulser ce liquide, l'opérateur ferme le robinet aspirant et ouvre le deuxième robinet. Puis, il fait redescendre le piston en tirant sur un cliquet situé à la base de la crémaillère.
L'aspirateur permet également, par des manipulations inverses, d'injecter un liquide au patient.
La graduation donne une mesure approximative de la quantité de liquide extrait ou injecté.
Cet instrument est aussi appelé "aspirateur à vide invariable" car la dimension du corps dans lequel se meut le piston ne peut pas varier.
Cet appareillage permet également de faire un lavage de la "cavité" naturelle ou résiduelle après aspiration. Par exemple, un pleurolaveur pour une pleurésie purulente ou d’écaillage pour un hémothorax. En fin d'intervention, il permet d'introduire dans la cavité résiduelle soit un antiseptique ou un antibiotique, soit un liquide irritant qui provoque la coalescence des parois.
Utilisation
Cet instrument provient de l'Institut de chirurgie, boulevard Saint-Michel à Paris.
Appelé "aspirateur de Dieulafoy", il correspond à un dispositif amélioré par rapport à l'instrument inventé par Georges Dieulafoy vers 1870. Cet instrument permettait de réaliser des ponctions évacuatrices. Il était utilisé pour des thoracenthèse dans le traitement des pleurésies.