| Période de fabrication : 1825-1849 | Fabricant : Pixii père et fils | |
| Domaines : Physique | Sous-domaines : Thermique | |
| Organisme : Université de Rennes, Campus de Beaulieu | Ville : Rennes | |
| Modèle : Pixii | Matériaux : Laiton, Métal, Bois |
Description
Conservé dans les collections de l'université de Rennes, la découverte de ce petit objet muni de règles métalliques graduées a soulevé tout de suite quelques questions. Pourquoi les règles n’étaient-elles pas bien horizontales, un défaut du constructeur? Bien sûr, il n’en était rien, c’est bien volontairement que Pixii avait réalisé cet appareil d’après un modèle de Wedgwood.
C’est Josias Wedgwood, fabricant des porcelaines bleues qui portent son nom, qui le construisit en 1782.
Utilisation
Ce pyromètre provient des collections de la faculté des sciences de Rennes où il est conservé précieusement. Il servait en physique et en chimie.L'instrument fait partie maintenant des collections d'instruments scientifiques de la faculté des sciences de Rennes. On a aussi retrouvé les factures de 1841 et l'inventaire. Cet instrument permet d’apprécier la température des fours réfractaires. Son fonctionnement est fondé sur la contraction qu’éprouve l’argile sous l’action de la chaleur. Pour s’en servir, on prend un petit cylindre d’argile (malheureusement perdu !), calibré de sorte qu’il entre dans la jauge juste au zéro de l’échelle. Ce cylindre est ensuite placé dans un creuset réfractaire que l’on place dans le milieu dont on veut mesurer la température (un four par exemple). Lorsqu’il en a pris la température, on le laisse refroidir et onle met à nouveau dans la jauge. Il
s’enfonce alors plus ou moins profondément, en vertu du rétrécissement qu’il subit et qu’il conserve en se refroidissant. Le cylindre d’argile peut être réutilisé pour d’autres expériences. Voici ce qu’en dit le traité de physique du XIXe siècle de Drion et Fernet :
«On admet que chaque division du pyromètre de Wedgwood vaut 72,2225 °C ; 130° Fahrenheit, ou encore 57,778° Réaumur. Ces indications sont peu raccordables avec l’échelle thermométrique, quoique suffisantes souvent pour les besoins ordinaires de l’industrie». Vision
extrêmement optimiste de la précision de l’appareil !
Pour mesurer des hautes températures, on utilise aujourd’hui des pyromètres optiques à rayonnement infrarouge, qui ont l’avantage de donner des mesures précises sans contacts. Basés sur une mesure de rayonnement dite du «corps noir» dans le domaine de l’infrarouge, ilssont très facilement manipulables dans des conditions particulières (four, incendie, détection de pertes thermiques dans les bâtiments).