| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Société d’Applications Radioélectriques à l’Aéronautique et à la Marine | |
| Domaines : Informatique et Communication, Aérospatial | Sous-domaines : Télécommunication, Aéronautique | |
| Organisme : Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine | Ville : Mérignac | |
| Modèle : E.R. 69 | Matériaux : Aluminium, Métal, Composants électroniques, Verre |
Description
Le poste émetteur-récepteur VHF E.R. 69, produit en 1953 par la société SARAM (Société d’Applications Radioélectriques à l’Aéronautique et à la Marine), est un équipement de radiocommunication destiné aux liaisons aéronautiques en bande VHF. Il couvre une gamme de fréquences comprises entre 100 et 156 MHz, avec un système de 12 canaux à quartz permettant un réglage stable et précis. L’appareil fonctionne en téléphonie AM, mode standard de l’aviation de l’époque, et délivre une puissance d’émission d’environ 5 watts, adaptée aux communications en visibilité directe.
Sa conception repose sur une technologie entièrement à tubes électroniques, caractéristique des équipements radio du début des années 1950. Le récepteur associé, de type superhétérodyne, assure une réception fiable dans un environnement électromagnétique contraint. L’ensemble répondant à la dénomination TR.AP.6F (système militaire), dispose d’un poids d’environ 21 kg.
L’appareil est conçu pour une installation embarquée et alimenté en 28 volts. Le système intègre des modules interchangeables et un dispositif de sélection de fréquences par enfichage de quartz afin d’obtenir une fréquence de travail. Les indications de réglage et de maintenance témoignent d’un usage technique exigeant et d’une exploitation par personnel spécialisé.
Cet équipement permet de communiquer avec les tours de contrôle et les avions, avec une gamme de contrôle allant de 100 à 156 Mhz. Il illustre le développement des radiocommunications aéronautiques normalisées de l’après-guerre.
Utilisation
Cet équipement radio se trouvait déjà dans le local lors de la prise en charge du HM2 par le Conservatoire de l’Air et de l’Espace d’Aquitaine au début des années 2000. Il s’agit d’un appareil remonté, se composant d’une alimentation de 28 volts convertible en 200 volts continus, d’une boîte de commande et d’un sélecteur permettant de multiplier le nombre de fréquences. Les tubes électroniques servent aussi d’amplificateurs.
Ce modèle-ci équipait le Fouga Magister.