| Période de fabrication : 1875-1899 | Fabricant : Inconnu | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique | |
| Organisme : Université Catholique de l'Ouest | Ville : Angers | |
| Modèle : à manche | Matériaux : Terre, Fer |
Description
Le fourneau est fabriqué en terre réfractaire. Il a la forme d'un cylindre évasé vers le haut. Une grille mobile en terre le divise horizontalement en deux parties inégales. La partie supérieure, la plus grande, constitue le foyer où brûle le charbon qui est manipulé avec une pince à charbon (PATSTEC n° 3028). La partie inférieure est le cendrier qui reçoit les cendres tombant du foyer; elle comporte une petite ouverture rectangulaire qu'il est possible d'obturer plus ou moins par un bouchon en terre réfractaire permettant ainsi de régler l'arrivée d'air pour favoriser la combustion. Sur le côté, un manche en terre permet le déplacement facile de l'appareil. L'appareil est cerclé par des bandes de tôle qui empêchent la dislocation du four même s'il est fendu sous l'action de la chaleur. Un support triangulaire en fer repose dans des encoches prévues dans la partie haute du fourneau, il sert à poser l'appareil que l'on souhaite chauffer. S'il s'agit de creusets en porcelaine ou en terre réfractaire, ils sont manipulés avec des pinces à creusets.
Utilisation
Avant l'utilisation du gaz à partir du 1860, puis plus tard de l'électricité, la combustion du charbon de bois était le seul moyen de chauffage utilisé dans les laboratoires. Les fours à charbon étaient encore utilisés à la fin du XIXème siècle. Le charbon de bois placé dans le foyer était enflammé et la combustion régulée en ouvrant plus ou moins la trappe du cendrier. Comme la combustion du charbon se faisait mal, il pouvait se former du monoxyde carbone, aussi convenait-il d'utiliser ces appareils dans des hottes convenablement ventilées. La petite taille du fourneau à manche, et son faible poids, permettait de la déplacer facilement.
Les fourneaux à charbon que possède l'Université Catholique ont dû être achetés vers 1877-1880 lors de l'ouverture de la Faculté des Sciences.