| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : R. Fuesse Berlin Steglitz | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Météorologie | |
| Organisme : Ecole nationale de la Météorologie (ENM) | Ville : Toulouse | |
| Modèle : B7148 | Matériaux : |
Description
L’actinographe
Robitzsch FUESS se compose d’un capteur placé sous une coupole de verre et d’un
système enregistreur placé sur une platine et protégé par un carter métallique.
Le système enregistreur est un cylindre muni d’un mécanisme qui le fait tourner
sure lui-même en 24 heures et qui porte un diagramme gradué de 0 à 2
calories/minute/centimètre carré. Le
capteur est un thermomètre bimétallique, noirci afin de s’échauffer sous
l’action du rayonnement solaire. Ce thermomètre est constitué de deux lames
minces en alliages différents qui sont très légèrement courbées et soudées
ensemble. Cette lame bimétallique a la propriété de se déformer de façon
linéaire avec la chaleur. La déformation de cette lame dépend uniquement de sa
température. Celle-ci est fonction à la fois de la température de l’air et du
rayonnement reçu. Afin d’éliminer l’influence des variations de température de
l’air, deux autres lames bimétalliques peintes en blanc (pour les rendre non
sensibles au rayonnement) sont reliées à la lame noircie. Le
bilame noir est relié au châssis de l’appareil par les deux bilames blancs qui
sont montés pour se déformer en sens opposé du noir. Ainsi, la déformation
globale du bilame noir (visible + infrarouge) est compensée par la déformation
opposée des bilames blancs (infrarouge seul). Quand
il y a une variation de la température ambiante sans apport de rayonnement (ou
sans modification du rayonnement reçu), les trois bilames se déforment de la
même façon : l’extrémité libre demeure immobile par rapport aux extrémités
fixes des lames blanches et la plume ne bouge pas. La déflexion résultante de
ces bilames est enregistrée sur le diagramme enveloppant le tambour par un
stylet (plume ou feutre). Le tambour ayant une rotation contrôlée par un
mouvement d’horlogerie, c’est la courbe des variations du rayonnement global
solaire qui est inscrite.
Utilisation
L’actinographe mesurait le rayonnement global (rayonnement direct du soleil et
rayonnement solaire diffusé par la voute céleste).