| Période de fabrication : 1925-1949 | Fabricant : Thomson | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Météorologie | |
| Organisme : Observatoire Midi-Pyrénées - OMP | Ville : Campistrous | |
| Modèle : Cotal | Matériaux : |
Description
Le radar Cotal (COnduite de Tir de l’Artillerie Lourde) Thomson est un radar
militaire qui sert à la détection d’avions dans un rayon de 64 kilomètres, à
leur poursuite automatique dans un rayon de 45 kilomètres avec une précision de
15 mètres, et à la conduite de tir d’artillerie antiaérienne. Ce radar délivre
de manière continue les coordonnées d’un avion détecté à un calculateur qui
oriente une rampe de lancement de tirs d’artillerie. Il est constitué d’une parabole munie
d’une antenne émettrice et réceptrice fixée sur le toit d’une large cabine qui
accueille un poste de commande, un poste d’outillage et une machinerie pourvue
d’un système de ventilation. L’antenne
du radar émet un faisceau d’ondes pulsées de longueur d’onde de 10 centimètres. Lorsque le faisceau rencontre un obstacle
dans l'atmosphère, une portion de l'énergie du faisceau est réfléchie et
renvoyée à l’antenne. En analysant le signal réfléchi, il est possible de
localiser et d’identifier l’objet responsable de la réflexion, ainsi que de
calculer sa vitesse et direction de déplacement en comparant deux positions
successives (en azimut, site et distance). Ce radar permet également de détecter
des précipitations et de suivre la trajectoire du vent par le suivi de lâchers
de ballons.
Utilisation
Ce radar a été mis en service dans les
années 1950 par l’armée de l’air. Il a principalement été utilisé pendant la
guerre d’Algérie. Très couteux, il a pourtant été jugé d’une efficacité très
faible. En effet, la distance à laquelle le radar détectait un avion (une
soixantaine de kilomètres) n’était pas assez importante au vu des systèmes
d’aviation des années 1950. Un avion à réaction, une fois détecté, se trouve
déjà en survol au-dessus du site du radar. Ces radars ont ensuite été jetés ou
rapatriés. Météo France en a récupéré cinq ou six
pour des campagnes de mesures aux îles Kerguelen. Le centre de recherches
atmosphériques de Campistrous en a récupéré deux dans les années 1970. Ce radar
a été utilisé lors de campagnes de mesures du physicien Henri Sauvageot et Gilbert Despaux. Ce dernier, ingénieur
électronicien, les a transformés, modernisés et informatisés. Un radar a été
utilisé dans la détection des pluies et l'autre pour la poursuite automatique
de ballons et d'avions.