| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Laboratoire Central des Télécommunications - LCT | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Météorologie | |
| Organisme : Observatoire Midi-Pyrénées - OMP | Ville : Campistrous | |
| Modèle : Ronsard | Matériaux : |
Description
Le radar Ronsard (Recherche sur les Orages et les Nuages par un Système Associé de Radars
Doppler) du laboratoire central des télécommunications (LCT) permet de mesurer plusieurs champs de vent ou de précipitation.
On parle de champ lorsqu'une grandeur physique, telle que la vitesse, est
définie en chaque point d'une surface donnée. Il est composé de deux remorques. La
première remorque « bloc aérien » supporte la tourelle d'émission-réception.
Celle-ci comprend l'antenne d'émission, de diamètre 400 cm et de surface 12,56 m², son dispositif de pointage et les deux
coffrets d'émission et de réception placés de chaque côté de l'antenne. Après
démontage de l'antenne, la tourelle d'émission-réception est couchée sur la
remorque, rendant ainsi le transport conforme au gabarit routier et ferroviaire
(largeur de 2,5 mètres et hauteur de 4 mètres). En exploitation, la tourelle
est en position verticale. La stabilité de la remorque est assurée par quatre
vérins à vis démontables situés aux extrémités de quatre bras repliés en
position de transport. Une seconde remorque « cabine de commande »
comprend l’espace de traitement analogique du signal radar, le pupitre
d'exploitation, la commande de l'antenne, le calculateur de gestion et de
traitement numérique du signal, ainsi que les outils informatiques de
visualisation et d'enregistrement. Les faisceaux de deux radars Ronsard,
placés à une distance de 40 kilomètres, balayent devant eux tels des essuie-glaces.
Chaque antenne émet un faisceau d’ondes pulsées de longueur d’onde de 5 centimètres.
Lorsque le faisceau rencontre un obstacle dans l'atmosphère (particules d’eau…),
une portion de l'énergie du faisceau est réfléchie et renvoyée à l’antenne. En
analysant le signal réfléchi, il est possible de localiser et d’identifier
l’objet responsable de la réflexion, ainsi que de calculer sa vitesse de
déplacement grâce à l’effet Doppler. On obtient ainsi toutes les composantes nécessaires pour recomposer le
champ de vent ou de précipitation, reconstituer et observer sa circulation. Le radar détecte toutes les particules
d'eau, qu'elles soient sous forme de liquide, neige ou glace. Il permet donc
d'étudier les précipitations dans leur diversité. Le radar peut effectuer des mesures
jusqu’à une distance de 200 kilomètres avec un très bon rapport entre le temps
de mesure et la résolution.
Utilisation
Conçu pour la recherche météorologique et
l’observation de nuages, ce radar a été utilisé par le physicien Bernard Campistron
pour des mesures dans le cadre de sa thèse en physique de l’atmosphère. Le radar a été utilisé pour observer la
circulation de l’air dans les zones frontales, c’est à dire des surfaces le
long desquelles, lors de son déplacement, l’air froid remplace l’air chaud dans
le cas d’un front froid. Si la montée est très rapide, il peut s’y développer
un orage. Deux radars de ce type ont été conçus et
construits en 1973 sous la responsabilité du CNRS. Un radar est resté sur un
site parisien, tandis que l’autre a été accueilli au centre de recherches
atmosphériques de Campistrous mais il n’y a pas été utilisé.