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Radiosonde allemande M-60

 Fiche N°679
Période de fabrication : 1950-1974
 Fabricant : GRAW-SPRENGER
Domaines : Environnement
 Sous-domaines : Météorologie
Organisme : Météo France
 Ville : Toulouse
Modèle : 19511
 Matériaux :

Description

La
radiosonde M-60 mesure la température, l'humidité relative et la pression dans
l'atmosphère et retransmet les mesures effectuées, directement codées en
langage Morse, vers une station au sol. La radiosonde
est une petite station météorologique accrochée sous un ballon-sonde, gonflé à
l'hydrogène. La
ficelle qui relie la sonde au parachute est enroulée directement sur une
excroissance du boîtier en polystyrène. Le capteur de température est un
bilame, qui se déforme selon la température, et le capteur d'humidité est un
cheveu qui s’allonge ou se rétracte selon l’humidité de l’air. Une double
capsule de Vidie, qui se déforme selon la pression, mesure la pression. Les
capsules de Vidie sont dans le boîtier tandis que les capteurs de température
et d'humidité sont placés dans une cheminée séparée fixée à l’extérieur. Le
boîtier contient également l’émetteur et le système de codage. Celui-ci est un
tambour tournant sur son axe, entraîné par un petit moteur électrique par
l'intermédiaire d'une démultiplication. Ce tambour a la forme d'un
demi-cylindre, fabriqué dans une tôle d'aluminium finement striée d'environ 500
sillons. Cette surface est recouverte par endroit d'un vernis isolant de
couleur verte dessinant un motif géométrique spécialement étudié. Chacun des
capteurs est équipé d'un levier terminé par une pointe très fine. Ces leviers
amplifient les déformations des capteurs et parcourent le tambour de codage sur
presque toute la longueur du cylindre. Lorsque le cylindre tourne, la pointe
choisit le sillon qui lui convient le mieux et y reste jusqu'à son extrémité,
un demi-tour plus tard. Lorsque la pointe frotte sur la surface non vernie, le
contact électrique s'établit et l'émetteur transmet un point ou un trait. Le
résultat est un message en code Morse. Les
trois pointes sont décalées pour que les leviers ne se percutent pas et pour
transmettre tour-à-tour chaque mesure. L'humidité est transmise d'abord, puis
la température et enfin la pression. Un silence d'un demi-tour est ensuite
observé pendant lequel les pointes sont libérées de leur sillon. Chaque valeur est
transmise sur deux chiffres mais comme la même combinaison de lettres se
retrouve à 5 reprises sur toute la gamme de mesure, des valeurs physiques
différentes peuvent être codées avec le même couple de lettres en morse. Au
sol, la transcription des signaux émis peut être effectuée à l'aide d'un
récepteur ordinaire et d'un opérateur sachant lire le morse. Les valeurs
physiques réelles sont reconstituées à l'aide des courbes d'étalonnage des
capteurs. La
radiosonde est alimentée par une pile de 9 volts. La mesure des vents est
effectuée à l'aide d'un radar qui suit la radiosonde.


Utilisation


La
radiosonde M-60 a
été utilisée en Allemagne et dans d'autres pays limitrophes de 1963 à 1980. Celle-ci
a été lancée à la station de Uccle par l'Institut Royal de Météorologie de
Belgique pendant les années 1960.





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