| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Inconnu | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Météorologie | |
| Organisme : Météo France | Ville : Toulouse | |
| Modèle : | Matériaux : |
Description
La
radiosonde A-22 est une petite station météorologique qui est accrochée sous un
ballon-sonde gonflé à l'hydrogène. Cette sonde envoie par radio vers une
station de réception au sol, les mesures de pression, température et d'humidité
qu'elle fait lors de son ascension, grâce à un système de codage
électromécanique. Elle transmet ces données après avoir les avoir codées en
Morse en utilisant seulement 10 symboles. La radiosonde est composée des
capteurs de pression, de température et d'humidité, d'un moteur miniaturisé et d'un
tambour de codage, montés ensemble sur un cadre léger en fer-blanc. Le moteur
fait tourner le tambour de codage à vitesse constante. Celui-ci est un cylindre
en cuivre conducteur qui est recouvert d'un vernis isolant. Cette surface est
ajourée d'une série de points et de traits. Le capteur de pression est une
double capsule de Vidie, en bronze phosphoré, qui se déforme selon les
variations de la pression et dont les déformations agissent sur un premier
contacteur par l'intermédiaire d'un bras de levier. Le capteur de température
est placé dans une fine cheminée métallique dont l'extérieur est poli et dont
l'intérieur est peint en noir. Ce capteur est un bilame métallique en spirale,
dont l'extrémité centrale est fixée à un second contacteur par un autre bras de
levier, l'autre extrémité étant fixé au cadre support. Le bilame s'enroule ou
se déroule selon les variations de température : quand le bilame se déforme, il
fait tourner le bras de levier qui agit sur le contacteur. Le capteur
d'humidité est un disque de baudruche organique, fixé sur un cadre : les
variations d'humidité déforment la surface de la baudruche et ces déformations
sont transmises à un autre contacteur. Chacun des contacteurs se terminent par
une pointe et parcourt le tambour de codage à tour de rôle. Selon sa position,
c'est-à-dire selon la valeur de la donnée que le capteur a mesurée, la pointe
passe dans une suite de trait et de point. Lorsque la pointe frotte sur la
surface non vernie, le contact électrique s'établit et l'émetteur transmet un
trait ou un point. Le résultat est un message en code Morse. Le moteur et
l'émetteur sont alimentés par une batterie formée de deux piles électrolytiques
qui sont trempées dans l'eau avant le lancement de la sonde. L'émetteur émet en
UHF (Ultra Haute Fréquence) à la fois pour transmettre les données mais aussi
pour permettre le suivi de la trajectoire de la sonde grâce à un
radiothéodolite. Les relevés successifs de position de la sonde réalisés avec
ce radar permettent ensuite de calculer la direction et la vitesse du vent aux
différentes altitudes atteintes par la radiosonde.
Utilisation
La
radiosonde russe A-22 mesurait la pression, la température et l'humidité
atmosphérique jusqu'au point d'éclatement du ballon-sonde qui la tractait, vers 25 km d'altitude. Suivie par
un radiothéodolite, elle servait aussi à mesurer la vitesse et la direction du vent
au long de son ascension. Cette
sonde a été principalement utilisée en URSS mais aussi en Chine, en Roumanie et
en Afghanistan de 1957 à 1973. Elle était fabriquée à Riga, en Lettonie