| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Inconnu | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Météorologie | |
| Organisme : Météo France | Ville : Toulouse | |
| Modèle : RS-CMO | Matériaux : |
Description
La
sonde comprend plusieurs boitiers en plexiglas qui contiennent chacun un
élément particulier, reliés entre eux par des fils électriques : l’un contient
les capteurs et le système de codage, un autre, l’émetteur 402 MHz, et le
troisième, la batterie d’alimentation. Ces boitiers sont placés dans une boite
en carton peint en blanc pour diminuer l’échauffement dû au rayonnement
solaire. Le carton est suspendu par des anneaux sous un parachute qui est
accroché sous un ballon en latex, gonflé à l’hydrogène. La sonde mesure, au
cours de son ascension, la pression avec une double capsule de Vidie qui se
déforme selon les variations de la pression atmosphérique, la température avec
un bilame métallique en forme de cylindre qui s’enroule ou se déroule selon que
la température diminue ou augmente, et l’humidité avec une petite mèche de
cheveux qui s’allonge ou se raccourcit selon que l’humidité augmente ou
diminue. Chacun son tour, l’élément sensible des trois capteurs actionne, par
l’intermédiaire de petits leviers, un contacteur dont l’extrémité se déplace
sur un cylindre à contacts, qui tourne à la vitesse d’un tour par seconde avec
un petit moteur électrique. Ce cylindre, à axe horizontal, est fait d’un
empilement de petits disques. Chaque disque porte sur la tranche une série de
contacts en relief, en forme de points et de traits, de façon à former des
séquences de lettres de code Morse (les lettres N, D, B, T, M et U, qui sont
les plus simples : N est un trait suivi d’un point, D est un trait suivi de
deux points,…). Ces séquences sont gravées dans un certain ordre et chaque
séquence correspond à une valeur numérique qui est attribuée lors de la
fabrication de la sonde. Selon la déformation subie par l’élément sensible, le
contacteur se connecte à l'émetteur en parcourant la tranche d’un disque
particulier, qui porte une séquence précise de points et de traits, et qui
correspond donc à une certaine valeur numérique. La connexion se fait toujours
dans le même ordre : pression, température, humidité. Ce commutateur fait aussi
contact avec deux thermomètres à mercure placés au-dessus du système de codage.
Le premier sert à débrancher l’hygromètre de l’émetteur quand la température
atteint -30°C.
Le deuxième sert à arrêter l’envoi par l’émetteur d’un signal de référence
quand la température atteint -50°C.
A la station au sol, un récepteur Morse à bande enregistre une succession de
séquences de lettres qui sont ensuite traduites en valeurs numériques. Ce
principe de codage était encore utilisé pour les radiosondes japonaises en
1965.
Utilisation
Cette
radiosonde était attachée sous un ballon-sonde ascendant et permet d’obtenir un
profil vertical de mesures météorologiques jusqu'au point d'éclatement du
ballon, vers 25.000
mètres d'altitude. Elle a été mise au point au Japon en
1950 par les physiciens Isono et Huziwara.