| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Inconnu | |
| Domaines : Environnement | Sous-domaines : Hydrologie | |
| Organisme : Voies navigables de France - VNF | Ville : Montech | |
| Modèle : | Matériaux : |
Description
La pente d’eau de Montech est un ouvrage de franchissement ou ascenseur à bateaux inventé par Jean Aubert, ingénieur des ponts et chaussées dans les années 1960/1970, plus précisément dès 1963/1964. Le principe est de déplacer, dans une partie d’un canal en pente, une masse d'eau sur laquelle peut flotter un bateau. Une machinerie enjambe le canal. Elle est constituée de deux automotrices placées chacune sur une rive et liées rigidement l'une à l'autre par une traverse. Les automotrices sont montées sur des roues pneumatiques. Elles disposent chacune d'un moteur diesel V12 d'une puissance de 1000 CV qui entrainent des génératrices électriques. Les automotrices encadrent et portent un bac incliné rempli d’eau, appelé "coin d'eau", d'environ 1400 m3, qui se ferme aux deux extrémités avec des portes coulissantes de type « guillotine ». Le bac épouse les formes de la rigole sur laquelle le
système est installé. Les points de contact avec la rigole sont constitués de rouleaux montés dans des boîtes en fonte. Les bateaux y pénètrent comme dans une écluse. Les automotrices entraînent l’ensemble qui roule vers le haut ou vers le bas. Les bateaux sont libérés à l'arrivée. Ils montent ou descendent directement la pente du canal, sans perdre de temps à attendre l’ouverture et la fermeture de la succession de portes présentes au niveau des écluses.
Utilisation
La pente d’eau permet de remplacer un groupe de 5 écluses successives, de franchir les 13 mètres de dénivelé du site de Montech plus rapidement (8 minutes avec la pente d’eau contre 45 à 60 minutes avec les écluses) et de rendre le canal accessible à des péniches et bateaux longs de 30 à 40 mètres. Elle a été mise en service le 9 juillet 1974, sur le canal latéral de la Garonne, sur la commune de Montech (Tarn-et-Garonne). La mise en service coïncide avec le
déclin du trafic des marchandises sur le canal. Elle a fonctionné jusqu’en 2009 et a été arrêtée suite à un problème de motorisation. « C’est une première mondiale. Lors de la construction en 1970/1971, on est encore
dans le tout pétrole. C’est une machine qui attirait du monde quand elle fonctionnait. Les badauds ont continué à venir la voir même si elle ne fonctionne plus. La mairie a lancé un projet de valorisation in situ. Il y a une scénographie qui va être créée pour valoriser la machine, la pente d’eau, le canal… Il devrait être terminé en juillet 2020 » (Samuel Vannier, chargé des archives et projets culturels VNF, entretien octobre 2019).