| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : TACUSSEL Electronique - SOLEA | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique, Electrochimie | |
| Organisme : Université Catholique de l'Ouest | Ville : Angers | |
| Modèle : PRG3 | Matériaux : Acier, Composants électriques, Composants électroniques |
Description
Le polarographe Tacussel PRG3 est composé de quatre éléments dont trois,
comprenant l'électronique et l'enregistreur, sont réunis dans une baie
d'assemblage.
L'unité polarographique UAP3 est composée d'un organe pilote
(potentiomètre) couplé mécaniquement avec le dérouleur de papier de
l'enregistreur. Elle comporte deux potentiomètres de tension de consigne qui
conditionne le domaine d'exploration des potentiels, soit en zone anodique,
soit en zone cathodique avec un mode d'exploration qui peut être soit un
balayage simple, soit un balayage aller et retour simple, soit des balayages
aller et retour multiples. On trouve également une source de tension
alternative, un détecteur de phase, un dispositif de commande de chute des
gouttes (pour la polarographie classique), un décaleur de courant, et un
circuit d'amortissement.
Le potentiostat PRT 30-01 est piloté par l'unité
d'adaptation, sur lequel sont branchées les électrodes de travail (goutte de
mercure, platine, carbone vitreux...), de référence (au calomel saturé) et la
contre-électrode ou électrode auxiliaire (en platine).
L'enregistreur
potentiométrique EPL2, à deux sens de défilement, commande l'exploration et
qui enregistre le courant dans la cellule de mesure en fonction du temps (ou du
potentiel).
La cellule de mesure est reliée au potentiostat, Tacussel type
CPR ou Metrohm et contient la solution à étudier et les trois électrodes citées
ci-dessus.
La polarographie est une méthode qualitative et quantitative qui permet
d'étudier l'oxydoréduction de composés organiques ou minéraux. Le dispositif à
trois électrodes et l'utilisation d'un potentiostat comme source d'alimentation
permet de séparer électriquement et physiquement, dans la cellule
polarographique, l'électrode de référence de la contre-électrode, alors
qu'elles sont nécessairement confondues avec le montage classique à deux
électrodes. Cela présente plusieurs avantages : d'une part, la différence de potentiel
entre l'électrode à goutte de mercure et l'électrode de référence n'est pas
affectée par la chute ohmique, ce qui permet de travailler en milieu peu
conducteur, avec les solvants non aqueux notamment. D'autre part, il est possible
d'utiliser un réseau d'amortissement, en série avec la contre-électrode, qui
évite une déformation des courbes. Enfin, l'électrode de référence n'est traversée
par aucun courant, ce qui évite sa dégradation.
Le polarographe PRG3 est
nettement plus performant que le modèle PRG1. Il est destiné à la polarographie
avec ou sans tension sinusoïdale surimposée et s'applique aux travaux de
recherche et d'analyse. Dans beaucoup de cas, les résultats sont équivalents à
ceux obtenus en polarographie par impulsions. Il offre en outre des
possibilités nouvelles d'étude de phénomènes d'adsorption et de cinétique des
réactions électrochimiques aux électrodes. L'utilisation de la détection de
phase permet, grâce à l'élimination du courant capacitif, des mesures
quantitatives à des concentrations de 10-7 mol/L. Il permet aussi la technique
de la voltamétrie cyclique applicable en chimie organique et pour les études de
corrosion.
Utilisation
Le polarographe Tacussel PRG 3 a été utilisé pour des travaux de recherches
dans les laboratoires de chimie de la faculté des sciences de l'Université
Catholique de l'Ouest à Angers.
Stand polarographique E65