| Période de fabrication : 1950-1974 | Fabricant : Radiometer | |
| Domaines : Chimie | Sous-domaines : Chimie organique, Electrochimie | |
| Organisme : Université Catholique de l'Ouest | Ville : ANGERS Cedex 01 | |
| Modèle : E 65 | Matériaux : Fonte, Acier, Verre, Plastique |
Description
Le stand polarographique Radiometer E65 est constitué d'une longue règle en
plastique graduée de -10 à 70 cm, qui peut coulisser sur la tige d'un support
vertical à pied en fonte en forme de U. Un réservoir cylindrique, qui
contiendra le mercure, peut coulisser le long de la règle grâce à une bague. A
la base, un tube en plastique le relie au capillaire; une pince placée sur le
tube en plastique permet d'interrompre l'écoulement du mercure. Dans le
réservoir une électrode en platine sera reliée au polarographe Radiometer PO4.
La cellule de mesure est constituée d'une cuve cylindrique en verre, qui
s'adapte au couvercle fixé à l'extrémité d'une tige qui peut coulisser dans la
partie basse du support. La cuve est maintenue par une tige métallique à
ressort qui vient se positionner sous le fond. Le couvercle comporte plusieurs
orifices. Sur l'un, un tube creux en acier inox permet d'introduire le
capillaire, coudé à 90° dans sa partie haute; au sommet du tube en acier se
fixe le marteau qui viendra frapper la partie haute du capillaire. Un second
orifice est destiné à fixer l'électrode de référence au calomel de référence K
501 ou d'un autre type d'utilisation plus facile. Un autre sert à introduire un
tube de verre pour faire barboter de l'azote dans la solution afin d'éliminer
toute trace d'oxygène, et enfin un dernier pour introduire une électrode de
platine. Une quantité suffisante de mercure est introduite dans le réservoir et
on vérifie que le mercure s'écoule goute à goutte à la sortie du capillaire.
L'azote qui servira au dégazage de la solution est introduit sous faible
pression; il peut traverser un humidificateur qui contient le solvant de même
composition que celui contenu dans la cellule. Le marteau sera relié au
polarographe par l'intermédiaire du dispositif "Drop Life Timer DLT1"
qui permet de déterminer la fréquence de frappe. Ce dispositif est une
amélioration par rapport à l'utilisation de l'électrode E 63 où les gouttes de
mercure se forment avec une période de chute qui dépend du diamètre intérieur
du capillaire et de la hauteur de la colonne. Avec l'électrode E 65 le
capillaire étant frappé par le marteau, la fréquence de chute est beaucoup plus
rapide et cela améliore le tracé des courbes intensité-potentiel.
La
polarographie est une méthode électrochimique fondée sur le tracé de courbes
intensité-potentiel. Une tension variable est imposée à l'électrode à goutte de
mercure par rapport à une électrode de référence, généralement une électrode au
calomel. Une troisième électrode, en platine, ferme le circuit. Une espèce
chimique présente dans la solution peut être oxydée ou réduite à un potentiel
déterminé, il en résulte une augmentation brutale de l'intensité qui est
enregistrée sur papier. Ce potentiel, appelé potentiel de demi-vague, est
caractéristique de la substance chimique présente ce qui permet une
identification. La hauteur de la vague dépend des caractéristiques de
l'électrode à goute mais aussi de la concentration de la substance dans la
solution mise dans la cellule, d'où une possibilité de dosage.
Utilisation
Le stand polarographique Radiometer E65 a été utilisé pour des travaux de
recherche dans le laboratoire de chimie de la Faculté des Sciences de
l'Université Catholique de l'Ouest à Angers
Polarographe